J'ai commencé par la compétition pour moi-même (mécano-pilote) puis j'ai donné quelques coups de main aux copains sur les circuits en tant que mécano bénévole quand je ne courais pas.
Comme j'avais de très solides bases de mécano et préparateur, j'ai pu intégrer une écurie d'importateur comme mécano et pilote-essayeur. Là, j'ai bossé sans jamais toucher un centime !
La semaine au boulot pour gagner ma croûte (dessinateur industriel en aéronautique), les soirs préparateur des machines, le vendredi dans la nuit au volant du fourgon pour traîner les bécanes sur le circuit, le we dans les stands ou sur la piste (j'étais quand même nourri et logé...) et le dimanche soir sur la route du retour pour être devant ma planche à dessin le lundi à 8h !
C'est passionnant, mais c'est crevant et ça ne nourrit pas son bonhomme.
J'ai arrêté ce cirque quand j'ai ouvert ma propre boutique (en 78). Là, j'ai continué à courir à Solex pour le fun et à préparer des moteurs de course et de cross pour quelques amis, mais vu ce que je faisais payer par rapport au temps que j'y consacrait, ce n'était certainement pas rentable.
Et en 91 j'ai passé, en candidat libre, une maîtrise en réparation cycles et moto, juste pour mon plaisir, avant de prendre ma retraite en 2003.
Ce témoignage ne te donnera pas la marche à suivre de nos jours, juste une voie possible pour arriver à concrétiser ton rêve. Mais c'est surtout pour te montrer que justement ilne faut pas trop rêver !
J'ai connu beaucoup de bidouilleurs plus ou moins efficaces et très, très peu de bons mécanos (une dizaine en tout, et pas sûr) et c'est encore à eux que les coureurs s'adressent pour préparer leurs machines, bien qu'ils aient pour certains près de 70 ans !